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Comment lire une note de gradation PSA ou BGS

Une note de gradation n'est pas un label de qualité vague : c'est le résultat d'un examen en quatre points, scellé dans un boîtier numéroté. Voici comment la lire sans se tromper.

Ce qu'une gradation mesure réellement

PSA et BGS notent quatre critères : le centrage de l'impression, l'état des coins, celui des bords et la surface (rayures, marques de pression, défauts d'impression). La note finale résume ces quatre observations sur une échelle de 1 à 10.

La gradation ne dit rien de la rareté ni du prix. Elle décrit un état physique à une date donnée, vérifié par un tiers, et elle interdit toute manipulation ultérieure puisque la carte est scellée.

L'échelle PSA, de 1 à 10

PSA 10 « Gem Mint » : carte parfaite à l'œil, centrage d'environ 55/45 au recto, coins nets, surface sans défaut visible. PSA 9 « Mint » : un seul défaut mineur autorisé, souvent un centrage légèrement décalé ou un infime point de surface.

PSA 8 « NM-Mint » accepte un léger émoussement de coin ou un centrage 65/35. En dessous de PSA 7, les défauts sont visibles à l'œil nu et l'écart de prix avec un PSA 9 devient considérable sur les cartes recherchées.

Un détail souvent ignoré : entre un PSA 9 et un PSA 10, l'écart visuel peut être nul pour un œil non entraîné, alors que l'écart de prix se compte parfois en multiples.

BGS et sa note composite

BGS affiche quatre sous-notes (centrage, coins, bords, surface) puis une note globale. Cette globale n'est pas une moyenne simple : elle est pondérée, la plus basse des sous-notes pesant fortement.

BGS 9.5 « Gem Mint » est le standard haut de gamme. BGS 10 « Pristine » est rare. Le « Black Label » désigne un BGS 10 avec quatre sous-notes à 10 — quelques exemplaires seulement pour certaines références.

Lire le slab lui-même

Sur l'étiquette figurent le nom de la carte, l'année, le set, la langue, parfois une mention de variante, et surtout un numéro de certification. Ce numéro se vérifie gratuitement sur le site du gradeur : il doit renvoyer la même carte, la même note et la même photo.

Un boîtier rayé, jauni ou dont l'étiquette flotte doit faire tiquer. Les contrefaçons de slabs existent : elles copient le boîtier, jamais la base de données du gradeur.

Cartes japonaises : les spécificités

Les cartes japonaises sortent généralement mieux centrées que les éditions occidentales, ce qui explique la proportion plus élevée de PSA 10 sur certains sets. Cela ne dévalue pas la note : cela change les comparables à regarder.

Vérifiez toujours la mention de langue sur l'étiquette. Une même illustration peut exister en japonais, en anglais et en coréen, avec des valeurs très différentes.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre PSA 10 et BGS 9.5 ?

PSA 10 est la note maximale de PSA et correspond à une carte sans défaut visible. BGS 9.5 est l'équivalent haut de gamme chez BGS, avec le détail des quatre sous-notes affiché sur l'étiquette. Les deux se situent au même niveau de désirabilité sur la plupart des marchés ; au-dessus, BGS 10 et Black Label sont nettement plus rares.

Comment vérifier qu'un slab n'est pas une contrefaçon ?

Relevez le numéro de certification imprimé sur l'étiquette et saisissez-le dans le vérificateur en ligne du gradeur. La fiche doit afficher la même carte, la même note et, chez PSA, la même photo. Un numéro absent de la base ou associé à une autre carte signale une contrefaçon.

Une carte gradée peut-elle perdre sa note ?

Tant que le boîtier reste scellé, la note reste valable. Si le slab est ouvert, la carte redevient brute et doit être regradée pour retrouver une note officielle. C'est pour cela qu'un boîtier fissuré ou reserti fait chuter la valeur.

Faut-il regrader une carte déjà notée ?

Rarement. Un regrade coûte, prend des semaines et peut aboutir à une note identique ou inférieure. Cela ne se justifie que lorsque l'écart de prix entre la note actuelle et la note espérée est très important et que les défauts constatés semblent limites.

Les cartes gradées japonaises valent-elles plus que les occidentales ?

Pas systématiquement. Certaines références japonaises anciennes se négocient au-dessus de leurs équivalents occidentaux à cause d'un tirage plus faible ; d'autres valent moins parce que les PSA 10 y sont plus nombreux. Il faut comparer référence par référence, pas par langue.